Le mot de la Présidente

La biodiversité se meurt !

Que léguerons-nous à nos enfants ?

Combien de temps notre île résistera-t-elle à  nos agressions, et demeurera-t-elle vivante ?

 

 

Il fût un temps où la vie des végétaux et des animaux ne dépendait que de considérations biologiques.

Aujourd’hui, en agriculture, les considérations économiques ont fait que la rentabilité de la production végétale est devenu le critère exclusif.

 

Beaucoup de nos espaces paysagers sont calqués sur le même modèle : le coût d’entretien est au cœur des préoccupations.

 

Aucune considération pour la biodiversité ! Cette approche aseptisante de la Nature n’est plus acceptable.

 

Proclamons qu’aux côtés de l’homme, les autres formes de vie ont le droit d’exister et méritent notre attention bienveillante. Refusons un monde dépourvu de vie sauvage, guidé uniquement par les critères économiques de court terme.

 

Au lieu d’affirmer notre domination de la nature par l’implantation exclusive d’espaces « paysagers », ou se mêlent pierre, béton, et quelques végétaux stéréotypés, laissons-la s’exprimer en lui réservant quelques espaces !

 

Les espaces paysagers représentent au final un coût important pour la collectivité : laissés quelques temps sans entretien, ils ne retournent pas à l’état naturel, mais prennent rapidement l’apparence de zones à l’abandon, véritable pied de nez de la nature à l’homme qui entendait la maîtriser.

 

Au contraire, les espaces repeuplés en arbres odoriférants, miellifères, ou fruitiers, au fur et à mesure de la pousse des arbres, demandent un entretien restreint, et présentent l’avantage d’être utiles à la collectivité.

 

Le rétablissement de la biodiversité et repeuplement en essences et en espèces sont le cœur du projet de Seve. C’est un projet ambitieux. Mais, de même que l’immense arbre naît d’une toute petite graine, il se réalisera, grâce à nos efforts conjugués.

 

Le 29 décembre 2007

 

La Présidente de Seve