Motivations de SEVE

Depuis l’époque des trente glorieuses dans les années 70, de nombreux phénomènes mettent en péril l’environnement de notre planète.

L’augmentation croissante de la population et l’émergence de nombreuses industries participent largement à l’apparition de problématiques environnementales que l’on doit aujourd’hui affronter et solutionner : pollutions des eaux et des sols,

pollution atmosphérique, pollution des mers et des continents par les déchets, déforestation, surpêche, catastrophes industrielles et accidents nucléaires, régression de la biodiversité, etc.

S’ajoutent à cette liste les grandes problématiques de réchauffement climatique et de trou de la couche d’ozone, phénomènes qui nous dépassent quelque peu.

Aux environs des années 80-90, c’est l’occurrence de catastrophes environnementales telles que l’Amoco Cadiz en 1978, l’accident de Tchernobyl en 1986, et la crise de la vache folle en 1990 qui ont généré une prise de conscience de la population. Progressivement, une volonté générale de miser sur la qualité avant la quantité et de vivre dans un environnement plus sain a émergé et a donné naissance à des politiques et des actions concrètes de protection de l’environnement. Ce mouvement a également touché le département de la Martinique dont les habitants se sentent de plus en plus concernés.

Par conséquent, les années 90 ont vu l’apparition d’un nouveau concept qu’ait le développement durable. Par ce concept, les Etats ont souhaité pendre en compte la prise de conscience de la population pour respecter son environnement et ont fixé un objectif principal : croiser les sphères économique, sociale et écologique sur un maximum de projets. Ainsi, les initiatives entreprises sur un territoire sont étudiées dans leur globalité et en ajoutant un volet prospectif afin d’éviter toute catastrophe sociale ou écologique et mettre en place une action durable. Dans ce mouvement de développement durable et plus particulièrement de protection de l’environnement, les associations ont toute leur place parmi les acteurs locaux des territoires pour créer des projets durables. 

Si nous nous penchons sur le cas de la Martinique, nous constatons que les phénomènes évoqués sont d’autant plus visibles compte tenu de la taille de l’île. En effet, de part l’influence de la Mer des Caraïbes et de l’Océan Atlantique, la pollution aux macrodéchets se perçoit rapidement sur les plages ; la présence, en Métropole, d’infrastructures traitant nos déchets rend difficile leur gestion ; la qualité des eaux et des sols peut être rapidement affectée par des pratiques exercées en agriculture (cf. problématique de la Chlordécone) ; étant donné l’insularité du territoire, les espèces sont beaucoup plus fragiles ; etc.

Il n’est que temps de réagir et de se mobiliser pour protéger le territoire martiniquais en développant des actions concrètes de protection de l’environnement tout en les inscrivant dans une démarche de développement durable. C’est pourquoi l’association SEVE se lance le défi d’intervenir dans ce domaine pour ne plus rester passif face à la dégradation de notre île.